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79000 Deux-Sèvres
20 ROOMS
9 BEDROOMS
1000 LIVING AREA
10 000 000 € PRICE
REF: VM288

Grand Château du XVIIe siècle

fleche

L‘esprit du lieu

 

 

 

Du château militaire au château d’apparat

Comme pour de nombreux châteaux, l’histoire commence par une simple motte féodale et quelques fortifications au bord d’une rivière. Puis la première forteresse est attestée dès le XIIe siècle dans laquelle défilent tour à tour des prisonniers tantôt anglais, tantôt français. Et lorsque la Guerre de Cent ans éclate, un puissant donjon est érigé, complété d’un système défensif performant. Douves en eau, éperons, murailles, tours d’angle, pont-levis… tout un arsenal destiné à retarder la conquête. Puis la guerre prend fin et la forteresse est peu à peu délaissée. Une puissante famille du Poitou l’acquiert au début du XVIe siècle. La Renaissance, et avec elle, les transformations du proche Val-de-Loire, passent ici sans laisser son empreinte. La fortification féodale se languit et c’est tant mieux ! Car l’heure de la métamorphose arrive enfin au tout début du XVIIe siècle. Ainsi, sous Henri IV, les bâtiments hérités du Moyen Âge sont rasés à l’exception du donjon, maintenu seul, comme le dernier témoin d’une époque révolue. Et là, au sortir des Guerres de Religion, une architecture baroque sort de terre.

 

 

Du souvenir médiéval au geste précurseur

Face à l’architecture défensive du donjon, bien qu’enrichie d’une confortable chambre seigneuriale au décor gothique flamboyant, est construit un grand château « henricien ». Entendez par là : un château emblématique du règne de Henri IV, dont le plan en H est une affirmation d’allégeance au roi protestant devenu catholique. Sous ses airs de nouveauté et d’unicité, ce château neuf offre plusieurs niveaux de lecture et se fait le témoin d’une époque en pleine mutation. La période est ce que l’on pourrait appeler un « entre-deux. » Le Château n’est plus totalement un produit de la Renaissance tardive, ni encore une grande demeure classique. Il s’agit bien d’une architecture de transition, qui conserve autant qu’elle innove, qui perpétue autant qu’elle préfigure. Sous des accents Renaissance, se dresse un précurseur. Le style Louis XIII a trouvé ici son modèle.

L‘art de vivre ici

La lecture architecturale

Les élévations révèlent le plan en H. Le pavillon central reçoit côté cour l’essentiel de l’ornementation : niches destinées à accueillir des antiques, tables sculptées, cuirs, cartouches et bossage… illustrent encore la Renaissance. Ce pavillon contient l’escalier d’honneur et symbolise l’ascension terrestre de son commanditaire autant que son ascension spirituelle. Il est, en somme, un marqueur entre le pouvoir terrestre, temporel par nature, et le pouvoir divin, éternel par définition. Le reste des façades est traité sobrement tout comme le sont à la même époque les immeubles bordant les places Dauphine et des Vosges, nouvellement construites sur ordre de Henri IV. Mais ici, baroque oblige, l’illusion prend part au spectacle offert par les pierres… Faute de brique, un appareillage simulé est peint en trompe l’œil et se rapproche des réalisations royales du moment, avec en tête le château neuf de Saint-Germain. De loin comme de près, avec ses toitures en pavillon, ses chaines d’angles traitées en bossage et ses frontons brisés, le château bâti à partir de 1610 annonce, dans sa formation la plus pure, l’architecture du règne de Louis XIII.

L’Art des dedans

Bien que réaménagé au cours des XVIIIe et XIXe siècle, le château conserve la distribution du XVIIe siècle de nombreux éléments de son décor d’origine. Par bien des aspects, celui-ci apparaît encore tel qu’il est né quatre siècles plus tôt. Ici, ce qui se devine à l’extérieur s’exprime pleinement à l’intérieur. Nous l’avons vu, l’escalier occupe le centre de l’édifice. Celui-ci semble ne jamais s’arrêter, reliant tous les niveaux, depuis les espaces entièrement voûtés accueillant la domesticité aux sous-sols jusqu’au dernier niveau de combles. Les deux étages nobles présentent une organisation rigoureusement identique : une grande salle dans le corps de logis et un appartement dans l’aile latérale. À la symétrie de l’ordonnancement des façades répond une double symétrie intérieure, à la fois horizontale et verticale. Du XVIIe siècle, le décor du château a conservé ses plafonds la française, des sols dallés de pierre et de tomettes, quelques cheminées monumentales et des vestiges du décor peint. Du XVIIIe siècle, sont également parvenus des cheminées de marbres et des parquets à compartiments, et la création de la salle à manger. La bibliothèque a, quant à elle, été aménagée au cours du XIXe siècle.

Le château possède quelque chose d’unique qui a su traverser les époques : une structure d’une rare justesse, à la fois simple et spectaculaire, pensée pour une vie noble de représentation et de divertissement.

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L'art des jardins

 

 

Un domaine préservé

Les jardins répondent pleinement au programme architectural du château neuf. Ici, point de vestige du potager médiéval. Tout a été revu au début du XVIIe siècle. Une fois encore, la transition entre eux époques s’observent et ici, plus qu’ailleurs, la Renaissance est encore palpable. Le système défensif arrasé est venu structurer le domaine. Les douves en eau ont permis l’aménagement d’un majestueux canal terminé par un élégant pavillon surplombant une écluse. À cette perspective de plusieurs centaines de mètres s’ajoutent deux longues allées bordées d’alignement d’arbres : le mail semé d’herbe destiné à la pratique du Maillet, cet ancêtre du croquet, et une avenue gravillonnée pour la promenade. Entre la rivière et le canal, vient le grand parterre, élément autant espéré qu’attendu. C’est ce dernier qui rappelle le plus la Renaissance : des carreaux, ces carrés de verdures, tous ordonnés sans être pleinement axés avec l’architecture. Le potager actuel a été créé au XVIIIe siècle. Son dessin a été fidèlement reproduit une trentaine d’années. Plus proche du château, les parterres présents dans l’emprise médiévale, sur laquelle repose le château, n’ont été aménagé qu’à la disparition définitive des derniers bâtiments annexes de la cour, soit à la toute fin du XIXe siècle. Le domaine comprend également un verger et un petit bois percé d’une patte d’oie.

 

Les communs

Tout comme le sous-sol voûté accueille la domesticité nécessaire à la vie dans le château, les communs permettent d’assurer l’entretien des jardins. Parmi ces deniers, l’orangerie est un incontournable et se développe en France depuis les Guerres d’Italie. Ici, l’orangerie est vraisemblablement contemporaine de la construction du château. Celle-ci mesure 50 mètres de long et accueille plusieurs dizaines d’espèces. Cette orangerie est exploitée à la belle saison pour des réceptions. Le domaine comporte également une basse-cour autour de laquelle s’organisent la ménagerie et les écuries. Enfin, un pigeonnier complète l’ensemble. Mesurant 13 mètres de diamètres, celui-ci accueillait autrefois près de 2000 boulins, soit autant de pigeons.

Les éléments essentiels

•    Département : Deux-Sèvres

•    Construction : XIIe-XVe-XVIIe-XVIIIe-XIXe siècles

•    Surface habitable dans le château (hors sous-sol et hors combles non aménagés) : 1000 m² env.

•    Superficie du terrain : 41 hectares env.

•    Château Nombre de pièces principales : 20 dont 9 chambres

•    Donjon Nombre de pièces principales : 12 dont 10 chambres

•    Dépendances : Orangerie — Écuries — Ancienne ménagerie

•    État général : En partie restauré — Travaux à prévoir

•    Spécificité : Classement Monument Historique

•    À proximité : Village avec commerces de première nécessité

•    DPE : Non soumis

•    Prix Net Vendeur : 9 550 000 €

•    Honoraires d'Agence : 450 000 € à la charge de l'acquéreur

•    Prix Honoraires d'Agence Inclus : 10 000 000 €

 

 

 

Note sur le Classement Historique :

Le château bénéficie d’un classement partiel au titre des Monuments Historiques, garantissant la reconnaissance officielle de sa valeur patrimoniale. Ce statut ouvre l’accès à des avantages fiscaux significatifs en cas de travaux, ainsi qu’à des aides spécifiques, sous réserve de validation des projets. C’est aussi un gage de transmission, de protection et d’exigence, au service d’un patrimoine vivant.

 

Dossier de présentation sur demande

Budget à prévoir pour travaux de restauration. Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : https://www.georisques.gouv.fr/

Lecture L&T

 

Il existe des demeures qui ne se contentent pas d’être belles : elles concentrent à elles seules leur époque. Et j’y vois trois raisons à cela :

-    Une architecture qui ne conserve que l’essence de tout ce qui a été fait avant

-    Une œuvre à l’avant-garde de style à venir

-    Une demeure qui a su et/ou pu traverser les siècles

Pour ce dernier point, il ne s’agit pas seulement de ne pas avoir été démolie, mais également de présenter un nombre significatif d’éléments authentiques pour en permettre une lecture juste et approfondie. La compréhension et l’appropriation d’un tel passe par cela. Ici tout parle et tout est important, depuis les vestiges médiévaux, jusqu’aux derniers actes du XIXe finissant, en passant bien entendu par le baroque, cet art de la simulation et de la dissimulation, mais également le raffinement extrême des ajouts du XVIIIe siècle et les actes de modernisation opérés aux XXe et XXIe siècles.

Ce qui me saisit le plus ici c’est l’ingéniosité avec laquelle s’exprime l’art baroque. Le château n’est pas une seulement une demeure à occuper, c’est un univers tout entier à habiter. Dans cet art de la mise en scène, le château n’est pas une simple loge d’où l’on contemple le spectacle : il est à la fois la scène et le personnage principal d’une pièce qui se joue partout.

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