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85 Vendée
15 PIÈCES
10 CHAMBRES
600 SURFACE
2 332 000 € PRIX DE VENTE
REF : VM281

EXCLUSIVITE – Logis du XVI siècle, Jardins Renaissance

fleche
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L'esprit du lieu

Des origines gallo-romaines aux constructions de la Renaissance

Édifiée dans la deuxième moitié du XVIe siècle, cette propriété historique est un logis seigneurial à l’architecture caractéristique de l’Ancien Bas-Poitou. On y trouve un corps de logis seigneurial, une grande cour d’honneur bordée de dépendances et terminée par un porche monumental, une enfilade de pièces de représentation, ainsi que des jardins en terrasses de la fin de la Renaissance, magnifiquement restaurés. Aux origines, comme souvent pour un logis seigneurial de la région, il y avait à proximité une villa gallo-romaine. Les ponts qui traversent la rivière témoignent du passage d’une ancienne route du sel reliant la côte Atlantique à Bourges. Durant tout le Moyen Âge, le site demeure très dynamique et plusieurs constructions s’y succèdent. À partir de 1570, un logis sort de terre de l’autre côté de la rivière, construit par une puissante famille de la noblesse de France, d’origine militaire. Il s’agit alors d’une construction seigneuriale comprenant de nombreux éléments défensifs : des fossés aujourd’hui disparus, de hauts murs extérieurs aveugles percés de meurtrières. De cette époque subsistent la tour du guetteur, le corps de logis, les parties orientales des deux ailes et les deux tours carrées qui marquaient autrefois l’avant-cour.

 

La transformation du domaine à partir du XVIIe siècle

Le lieu échappe aux destructions causées par les Guerres de Religion. En 1639, le logis connaît une vaste campagne de remaniements et devient une véritable Maison des Champs. Les fossés disparaissent. Les ailes des communs sont prolongées jusqu’aux tours carrées, intégrées à un vaste complexe d’entrée comprenant un grand portail couvert et une porte piétonne. Une basse-cour est aménagée. La partie seigneuriale est percée de grandes ouvertures caractéristiques de l’architecture Louis XIII. Jusqu’en 1780 environ, le logis conserve cette configuration. Édifice à la fois ferme et château, il concentre et protège l’activité agricole du domaine. À la fin du XVIIIe siècle, une dernière campagne de travaux est entreprise. La Révolution éclate en 1789 et les travaux de modernisation sont interrompus. Le domaine échappe aux destructions des guerres de Vendée et conserve une configuration intacte depuis la fin de l’Ancien Régime jusqu’à nos jours.

L‘art de vivre ici

Lecture architecturale

Le logis présente une architecture à la fois sobre et élégante. Il forme avec les ailes de dépendance un ensemble rectangulaire répartissant les constructions de manière hiérarchique. L’aile d’entrée présente deux anciennes tours carrées et le portail d’entrée. Deux ailes se prolongent l’est et accueil l’écurie et d’anciens espaces destinés à l’exploitation du domaine. La partie noble du logis occupe le fond de la cour. Les ornements qui animent les façades datent de la campagne de remaniements du XVIIe siècle : pilastres, métopes et triglyphes renvoient au langage classique de l’architecture. Les larges fenêtres présentent des meneaux en pierre côté cour et en bois côté jardin. L’ancienne tour du guetteur accueille l’ancienne salle de justice de la seigneurie et a conservé des éléments défensifs.

 

L’Art des dedans

À l’intérieur, la partie seigneuriale du logis présente, à l’étage noble, les pièces de représentation avec leurs proportions établies au XVIIe siècle. Le Grand salon a conservé sa cheminée monumentale en pierre calcaire typique de l’architecture Louis XIII et des boiseries d’époque Louis XV. Le petit salon, présente, un ensemble de boiseries des XVIIe et XVIIIe siècles et une cheminée néoclassique en marbre d’époque Louis XVI encadrée de pilastres. On y trouve également une salle à manger qui a conservé son plafond à la française et une cuisine d’époque moderne. Une chambre complétée d’une salle de bains complète ce niveau. Le premier étage est desservi par un escalier à mur d’échiffre de la Renaissance. Les chambres sont nombreuses et s’organisent autour d’un couloir traversant. Celles-ci possèdent des cheminées de la fin de la Renaissance, du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle.

L'art des jardins

L’art des jardins

Les jardins ont été conçus selon les principes développés par Charles Estienne, figure majeure de la Renaissance française, médecin, humaniste, agronome et auteur de L’Agriculture et la Maison rustique (1564), ouvrage de référence consacré à l’organisation idéale d’un domaine rural. Cette pensée humaniste irrigue encore aujourd’hui la composition des lieux, où chaque espace répond à une fonction précise tout en participant à une vision d’ensemble. Organisés en terrasses, les jardins composent une véritable succession de tableaux. Devant le logis s’étend le jardin d’agrément, structuré par des parterres réguliers, des allées engazonnées, un bassin central et une haute charmille ouvrant de larges perspectives sur le paysage environnant. En contrebas prennent place le jardin potager, installé dans l’ancien bas-jardin, un nymphée inspiré de ceux de la Renaissance alimentant un ancien vivier, ainsi qu’un verger réunissant de nombreuses essences fruitières anciennes.

 

Le parcours se prolonge par un jardin de simples, composé de plantes aromatiques et médicinales, une pergola couverte de vignes, de rosiers et de clématites, un bois traversé d’allées de chênes et de charmilles restituées d’après le cadastre napoléonien, avant d’aboutir à l’orangerie. L’ensemble témoigne d’une remarquable cohérence paysagère où les points de vue, les perspectives, le dialogue avec la rivière et le paysage, ainsi que la diversité végétale, ont été pensés pour accompagner le promeneur au fil des saisons. Disparus au cours du XXᵉ siècle, ces jardins ont fait l’objet, depuis les années 1990, d’une restauration particulièrement exigeante, conduite dans le respect de leur identité historique. Sans chercher une restitution archéologique, cette renaissance s’est attachée à retrouver les tracés anciens tout en proposant une interprétation contemporaine fidèle à l’esprit des lieux. Chaque jardin a retrouvé sa vocation propre, offrant aujourd’hui un ensemble paysager d’une rare harmonie, où patrimoine bâti et patrimoine végétal se répondent avec une grande justesse.

Les Éléments essentiels

•    Département : Vendée

•    Construction : XVIe, XVIe siècle

•    Caractéristique : Inscrit Monument Historique

•    Surface habitable : 600 m² env.

•    Superficie du terrain : 16 Hectares

•    Nombre de pièces : 15

•    Nombre de chambres : 10

•    Dépendances : Orangerie, Nymphée, Anciennes écuries…

•    État général : Excellent

•    À proximité :

o    Commerces et services à 10 minutes

o    Plages à 45 minutes

•    DPE : Non renseigné

•    Prix Honoraires d'Agence Inclus : 2 332 000 €

•    Honoraires d'Agence : 132 000 € à la charge de l'acquéreur

 

 

Visite sur demande

 

Les informations sur les risques auxquels ce bien est exposé sont disponibles sur le site Géorisques : https://www.georisques.gouv.fr/

LECTURE DE FLORENT TURPEAU

 

Les demeures rurales de la Renaissance sont rarement parvenues jusqu’à nous dans un état d’intégrité comparable. Les transformations successives, les changements de goût, les destructions liées aux conflits ou encore l’évolution des usages agricoles ont souvent profondément altéré leur architecture comme leur environnement paysager.

Le présent ensemble constitue une exception remarquable. Épargné par les Guerres de Religion puis par les Guerres de Vendée, il a conservé une organisation générale héritée de l’Ancien Régime, tant dans ses bâtiments que dans ses jardins. Cette permanence historique lui confère une authenticité devenue particulièrement rare.

La campagne de restauration entreprise depuis les années 1990 mérite également d’être soulignée. Loin d’une recherche d’effet ou d’une reconstitution artificielle, elle s’est attachée à révéler le caractère propre du lieu, en retrouvant les tracés anciens, en restaurant les perspectives et en redonnant à chaque espace sa fonction originelle. Architecture et paysage dialoguent ainsi à nouveau selon les principes qui présidaient à leur création.

Cette cohérence entre le bâti, les jardins et le territoire est sans doute l’une des qualités les plus précieuses de cette demeure. Elle ne raconte pas seulement l’histoire d’une famille ou d’un édifice, mais celle d’une manière d’habiter la campagne française à la fin de la Renaissance et au XVIIᵉ siècle. C’est cette unité, préservée avec une remarquable fidélité, qui confère aujourd’hui à l’ensemble son caractère exceptionnel.

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